Sa chanson
En mémoire de Ficelle
Les paroles
J'arrivais au pré, tu levais la tête
Tu marchais vers moi, calme et satisfaite
Jamais un galop, jamais même un trot
Vingt-quatre ans tranquilles sous tes quatre sabots
Rien ne pressait jamais autour de toi
Le monde ralentissait à ta voix
Il y a des présences qui ne pèsent rien
Et qui tiennent pourtant le fil des matins
Rien à demander, rien à mériter
Juste être là, juste respirer
La douceur de Ficelle tient dans un instant
Un instant qui dure, léger et patient
Le seau de la barrière, tu le décrochais
Un soir de grand orage, on est restés là
Trois mètres plus loin, tu le relâchais
Ta tête sur mon épaule, une heure, tout bas
Rien ne pressait jamais autour de toi
Le monde ralentissait à ta voix
Il y a des présences qui ne pèsent rien
Et qui tiennent pourtant le fil des matins
Rien à demander, rien à mériter
Juste être là, juste respirer
La douceur de Ficelle tient dans un instant
Un instant qui dure, léger et patient
Deux fois par semaine, pendant vingt-quatre ans
Tu as tenu debout le cadre de mon temps
Mes semaines ont gardé ta lenteur, ta mesure
Et ce calme appris en moi reste et perdure
Il y a des présences qui ne pèsent rien
Et qui tiennent pourtant le fil des matins
Merci pour l'attente, merci d'avoir été
Ce rendez-vous simple que j'ai tant aimé
La douceur de Ficelle tient dans un instant
Un instant qui dure, léger et patient
Repose-toi, Ficelle, le pré est tranquille
Les mots laissés pour Ficelle
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