Sa chanson
En mémoire de Zelda
Les paroles
Dix-neuf heures pile, tu prenais ta place
Assise au milieu, devant l'écran qui passe
Tu ne bougeais pas d'un poil, tête haute
Jusqu'à ce que je vienne m'asseoir à côte
Rien ne bougeait quand tout bougeait autour
Tu tenais la maison, jour après jour
Dix-neuf heures, Zelda, la lumière s'allume
Dix-neuf hivers de douceur et de plume
Tu étais le calme au milieu du bruit
Le seul repère que rien n'a démenti
Zelda, tu tiens encore la mesure
Et je chante ton nom, tout simplement, sans rature
Par la chatière, tu rentrais des feuilles mortes
Jamais sur le sol, jamais près de la porte
Dans la gamelle d'eau, tu les déposais
Comme un trésor tigré que tu m'offrais
Rien ne bougeait quand tout bougeait autour
Tu tenais la maison, jour après jour
Dix-neuf heures, Zelda, la lumière s'allume
Dix-neuf hivers de douceur et de plume
Tu étais le calme au milieu du bruit
Le seul repère que rien n'a démenti
Zelda, tu tiens encore la mesure
Et je chante ton nom, tout simplement, sans rature
L'hiver sans chaudière, trois couettes, le salon
Une semaine à deux, on a tenu bon
Trois déménagements, deux amours qui s'achèvent
Tu m'as appris à rester, même dans le vide
Dix-neuf heures, Zelda, la lumière s'allume
Dix-neuf hivers de douceur et de plume
Tu étais le calme au milieu du bruit
Le seul repère que rien n'a démenti
Zelda, merci pour toute cette mesure
Et je souris ce soir, tout simplement, sans rature
La télévision s'allume, et la place est chaude encore.
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